Bandits Axurits

Bandits Axurits vous propose de suivre pas à pas les aventures de Victor Lazar dans la bande dessinée du même nom!

Quand Victor lit de la poésie…

Depuis les hauteurs de notre terrasse brune

Humant deux, trois zestes iodés perdus dans l’air

Mes bras ballants frôlant d’un fauteuil le revers

Mirent des champs oisifs la mue au clair de lune.

 

Du balcon s’élance en contour sa jambe grise

Puissante et rugueuse, on vêtit sa peau d’agrume

Elle esquisse ce cadre incongru de bitume

Prêt à cueillir une nature vive, éprise.

 

L’épi de blé blanchit quand la nuit entrebâille

Inclinant sa tête fleurie selon la brise.

L’épient dans son dos tel un cerbère qui brise

Le ciel des platanes dressant une muraille.

 

Agrippant la vieille jupe d’une rivière

De leurs doigts encore vert tendre se chamaille

On ouït tout près dans ces longs roseaux la marmaille

Et de l’eau le la qui fuit telle une vipère.

 

Couvrant étendues les berges tièdes et sèches

Ourlées en tout recoin, des pieds de vigne amère

Tricotent, incisent de fines stries la terre

Où viennent parfois se blottir des boules blèches.

 

Chues la maladresse d’un jeune abricotier

D’à coups branlant jusqu’au bout ses pattes revêches

Secoue ces pelotes de laine orange et rêches

Ainsi folâtrent-ils eut vent d’un triolet.

 

 

                            David  ALBERT

 

Textes parus dans la revue poétique Le journal à Sajat.

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